jeudi 28 juin 2007

Face à l’huissier de justice

Edgard Guidibi se dégonfle
Conformément à ce qu’il a annoncé sur le plateau de Canal 3 dans l’émission « Et si on en parlait », Monsieur Frédéric Joël AIVO a bien l’intention d’obliger Edgard Guidibi à produire les preuves de ses affirmations.

Maître Wakili LAGUIDE, Huissier de justice a été commis par Frédéric Joël AIVO. Sa mission était d’amener le conseiller du Chef de l’Etat à la promotion et à la gestion du changement à reconnaître que :

1- Il a participé à l’émission « Et si on en parlait » du 21 juin 2007 sur Canal 3 en compagnie de Monsieur Frédéric Joël AIVO
2- Il a bien tenu les propos que tous les béninois ont entendus sur le PRD et sur la personne du Directeur de Cabinet du Président Houngbédji.
3- Et de produire les preuves de ses affirmations.

Officiellement chargé de cette mission le lundi 25 juin 2007, l’huissier de justice s’est aussitôt mis à la recherche de Monsieur GUIDIBI pour lui délaisser la sommation interpellative. Le mardi 26 juin, Maître Wakili LAGUIDE a tenté en vain de joindre M. Edgard GUIDIBI. Il a été interdit d’entrer au Palais de la Présidence. Les gardes en poste à l’entrée de la Présidence ont clairement signifié à l’huissier qu’il ne peut avoir accès au conseiller recherché. Ce n’est que le mercredi 27 juin, qu’il est parvenu à accéder à le rencontrer.

Contrairement à ce à quoi on s’attendait, Edgard GUIDIBI a refusé de prendre la sommation. D’après nos informations, le conseiller a d’abord lu les termes de la sommation, pris conseil auprès d’un de ses collègues et a enfin refusé de prendre copie de la sommation.

En refusant de prendre la sommation, il a aussi indiqué clairement qu’il n’entendait pas confirmer les propos tenus sur le plateau de Canal 3 sur le PRD et sur M. Frédéric Joël AIVO. Il n’entend encore moins en produire les preuves. C’est alors que l’Huissier de justice a laissé la copie sur son bureau. Edgard GUIDIBI a donc refusé de prendre la sommation et de répondre aux questions de l’huissier. Cependant, il faut signaler que la copie de la sommation interpellative destinée à M. GUIDIBI est bel et bien restée dans son bureau. Reste à savoir s’il va toujours y répondre ou si la procédure suivra son cours d’une façon ou d’une autre.

Au-delà de tout, c’est le comportement du Conseiller du Chef de l’Etat qui laisse à désirer. D’abord, il faut constater qu’il n’assume pas ses propos pourtant graves à l’égard du PRD et de son représentant. Ensuite, il refuse d’en produire les preuves et enfin, se prend pour un intouchable. Comment comprendre de tels comportements à la limite de l’arrogance à l’égard de notre justice à l’ère du changement.

Guidibi a-t-il les preuves de ses allégations ? Ou a-t-il simplement voulu recourir aux men­songes pour équilibrer un débat qu’il a visiblement perdu ? Certes, face au Docteur AÏVO, son professeur de la soirée, le promoteur du changement n’avait pas la verve propagan­diste qu’on lui connaît. Pour tous ceux qui ont suivi le débat, il apparaissait clairement que Edgard GUIDIBI n’était pas à la hauteur du débat d’idée que le jeune universitaire a élevé à un très haut niveau.

Mais pour autant, on ne peut admettre que, sans preuve, un conseiller du Chef de l’Etat se répande en mensonge et en calomnie contre ses interlocuteurs à chaque fois qu’il est en position d’infériorité. Au-delà de l’incident du jeudi 21 juin 2007, et à supposer même que l’imputation soit prouvée, dans quel Etat sommes-nous où un proche collaborateur du Président de la République peut impunément faire état de correspondances privées reçues par le Président de la République ? Si de tels comportements devaient être tolérés, il faut s’attendre demain à voir sur la place publique, les correspondances des ambassadeurs accrédités au Bénin et même de chefs d’Etat étrangers.

Le mensonge et la calomnie ne sont pas et ne doivent pas être des armes politiques. Edgard GUIDIBI, comme tous les autres serviteurs de l’Etat doivent se servir de moyens légaux et loyaux pour se mesurer à leurs compatriotes et surtout à ceux qui ne partagent pas les orientations et la méthode de gouvernement de leur pays.

GUIDIBI a donc le dos au mûr et doit s’apprêter à répondre de ses propos. S’il produit les preuves de ses allégations, il sera lavé. Mais s’il ne les prouve pas, il confirmera la légèreté et l’imprudence dont on l’accuse dans l’approche des affaires de l’Etat. A ce titre il sera désormais regardé par les Béninois comme un menteur et un lâche calomniateur.
Les indiscrétions indiquent que les hauts responsables du PRD lui donnent 48 heures pour apporter les preuves au cas contraire, ils aviseront.

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