Les étudiants de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) sont fixés sur leur sort depuis le samedi dernier. Les résultats de cette faculté sont catastrophiques et critiqués par les acteurs de l'éducation.
Les résultats de la première session de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) sont catastrophiques. Des 2.997 étudiants de la 1ère année, seuls 79 ont pu tirer leur épingle du jeu, soit un taux de 2,63% de réussite. En effet, bon nombre d'étudiants de la Faseg sont ajournés et d'autres éliminés. Tandis que certains étudiants contestent leur note dans certaines matières, d'autres prennent rendez-vous la deuxième session, et d'autres encore, critiquent les notes affichées. Hier, à l'université d'Abomey-Calavi, ces résultats sont appréciés par les professeurs et les étudiants. Ces derniers rejettent le tort sur les professeurs mais reconnaissent tout de même que les cours se sont déroulés dans une ambiance bon enfant au cours de l'année académique 2006-2007. Ils déplorent la politique du professeur agrégé Fulbert Amoussouga Géro, doyen de cette faculté qui, selon eux, consisterait à leur présenter des épreuves « de taille ». Selon leurs propos, les professeurs leur enseignent la théorie alors qu'ils sont soumis à des épreuves de cas pratiques. Ils invitent donc le doyen à revoir sa copie et interpellent le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le professeur Vicentia Bocco. Pour eux, l'assainissement de la Faseg qui consiste à réduire le nombre de diplômés est trop poussé et dépasse l'entendement. Adrien Asso, étudiant admis à cette session, à la démarche calme et souriant confie « Les mathématiques générales sont à la base d'une bonne compréhension des matières principales. C'est vrai qu'il faut pouvoir beaucoup s'exercer sur les cas pratiques pour être à la hauteur des épreuves ». Ce dernier a ensuite déclaré qu'il fait partie des victimes de l'année passée. De sources dignes de foi, le professeur agrégé Fulbert Amoussouga Géro et son équipe n'ont aucun intérêt à ne pas voir les étudiants passer en classe supérieure. Selon les autorités administratives de cette faculté, bon nombre des étudiants brillent par leur absence au cours et aux travaux dirigés mais souhaitent avoir le diplôme d'étude universitaire générale I (Deug1). Or, il n'y a pas de hasard dans les études supérieures, ont-ils affirmé. Aux dires de ceux-ci, certains étudiants ne choisissent pas la filière qui correspond à leur formation de base car, disent-ils, des d'étudiants s'inscrivent à la Faseg bien qu'ils n'ont pas un niveau moyen en mathématiques. L'autre paire de manches est que des professeurs s'insurgent contre des étudiants de la Faseg qui abandonnent les cours au profit des activités génératrices de revenu. En deuxième année de la Faseg, 591 étudiants ont composé et 156 sont admis, soit un taux de réussite de 26%. C'est seulement en troisième et en quatrième année que le taux de réussite est plus ou moins acceptable et ceci varie d'une option à l'autre.
Adrien TCHOMAKOU
24 Juillet 2007
Vous voyez maintenant le cynisme ? Exploiter la misère du peuple , c'est ça le changement?
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