mercredi 25 juillet 2007

LA CRISE DU GSM AU BENIN YAYI PERD LA RAISON?

Dépuis un certain temps , le gouvernement béninois a suspendu deux opérateurs de téléphonie mobile GSM à tord ou à raison (ce n'est pas l'objet de notre intervention).Toujours est-il que le Ministre en charge des Télécommunications a été interpelé au parlement .Un député de l'oposition parmi tant d'autres donne son avis et pose des questions (juste ci-dessous son intervention ) , le président YAYI Boni , ordonne  à ses sbires de réagir (article suivant à la fin de ce document).
La rédaction de CVA a pu trouver les deux articles et vous les soumettent afin que vous vous fassiez vos propres opinions sur le système YAYI et ses dérives dictatoriales.
Bonne lecture
 
 
Tidjani Serpos : « Si cela a été mal organisé, c'est la faute à l'Etat Béninois »
Merci monsieur le président. L'organisation de ce débat est à l'actif de notre parlement, parce que dans l'opinion publique, la question se posait de savoir si notre parlement qui se veut un parlement performant allait se taire face à un certain nombre de problèmes qui ont un impact directe sur la vie de nos populations. Je voudrais par la même occasion féliciter le gouvernement d'avoir tenté de répondre à nos questions par rapport au problème du Gsm. Ceci étant, la question primordiale qui retient notre attention quelle qu soit l'appréciation que le gouvernement fait des Gsm, c'est d'abord l'impact des décisions de suspension sur les plans social, économique et du point de vu de l'image qui a pour challenge, d'être un Bénin émergent. Le Bénin projette nécessairement une image à l'extérieur, auprès des opérateurs économiques, auprès des investisseurs. La grande question qui se pose est de savoir si au Bénin, on peut commercer en toute quiétude. La question de fiabilité des engagements qui sont pris se pose aussi. Si on a vendu les licences à 120 millions à un moment donné, à qui la faute ? Est-ce que ce sont les opérateurs économiques qui nous ont demandé de la faire ? Contrairement à ce que dit le ministre, il y a eu appel d'offre. Le mieux-disant était à 75 millions. Ce n'est pas un arrangement du gouvernement pour atteindre les 120 millions car, Telecel était effectivement promu. Ce n'est pas un jeu du ministère d'alors dirigé par un de nos anciens collègues d'ici, que la licence est passé à 120 millions. Le deuxième a si je crois bien, eu un problème. Le troisième c'était Bell Bénin. C'est pour cela que le ministre a eu des formules et des tentatives pour dire qu'il y a eu un appel d'offre. Si cela a été mal organisé, la faute est à l'Etat Béninois. Même si nous avons décidé de changer par rapport à nos méthodes du passé, c'est bien notre responsabilité. Les cadres qui animent l'administration en ont une lourde responsabilité. C'était nouveau, on en savait rien et comme l'a dit le ministre, c'était gratuit. Je mets au défi tout ceux qui s'y connaissent dans ce dossier de dire le contraire. Personne ne s'y connaissait en réalité, ou peut-être qu'on y a pas associé les cadres compétents. A un moment donné, le gouvernement a décidé de mettre la licence à 5 milliards et une convention a été signée. Quelle est la valeur de cette convention ? Quelle est sa portée juridique ? C'est donc une question de responsabilité historique par rapport aux sollicitations de l'extérieur. Peut-on aujourd'hui faire confiance aux documents qui sont paraphés et signés ? Au Bénin au plan économique. A un moment donné, on a eu l'impression que le problème était de passer de 5 milliards à 30 milliards. Mais comment y arriver ? Il faut passer par la brèche du changement de nom ou changement d'opérateur pour amener ceux qui pouvaient s'accrocher à l'engagement qui a été signé. Les opérateurs ont dit que vous avez violé les textes et par conséquent le texte n'est plus applicable. Il faut que vous vous soumettiez aujourd'hui aux nouveaux cahiers de charge. Soit le changement de nom n'est pas valable et on revient à l'étape de départ. L'étape de départ c'est 5 milliards. Au fait, l'amalgame aujourd'hui est que le gouvernement dise : vous n'avez pas respecté les conventions du cahier de charge, donc c'est annulé, revenez signer le nouveau cahier de charge de 30 milliards. Je voudrais vous prévenir que c'est un contentieux qui peut aller très loin. Aujourd'hui, notre Bénin du changement est un Bénin de la responsabilité. Quand on veut une option on l'assume jusqu'au bout. C'est cela le vrai changement. Je vous suggère que les débats soient partagés et conservés ce que nous disons, dans quoi nous engageons notre gouvernement. Je voudrais suggérer au gouvernement qu'on ne sait plus les règles qui sont applicables dans le domaine de la téléphonie mobile. Il y a une gradation dans les sanctions. La première sanction, c'est le paiement d'une amande. La deuxième sanction par ordre croissant c'est la suspension de la licence, la troisième c'est le retrait définitif de la licence. Pourquoi avons-nous fait l'option d'aller jusqu'à la suspension de la licence ? Alors que nous avons la possibilité d'utiliser le premier qui constitue le paiement d'amande. Les deux réseaux qui n'ont pas changé de nom ne peuvent pas faire face à la demande actuelle. Libercom a la possibilité de 156 000 abonnés. On aurait pu prendre des mesures pour sauvegarder l'intérêt de ceux qui vivent de cela. Je propose qu'on ramène la balle à terre et qu'on renvoie les textes, et l'ordonnance à l'Assemblée pour examen. Cette autorité transitoire est illégale. Apprenons donc à poser des actes avec des précautions pour protéger notre pays et sauvegarder les intérêts des consommateurs, des populations et aussi ceux de l'Etat. Je vous remercie.
 
La réaction de l'équipe de YAYI Boni à l'intervention d'un député béninois (ci-dessous)
 
Polémique politicienne autour du GSM
date de publication: 25-07-2007

• Les consommateurs désavouent le député Tidjani Serpos du PRD

• Le PRD serait-il le vrai géniteur du chaos actuel du GSM ?

• Qu'est ce qui le faisait réellement courir ?


Si ce ne sont des intérêts inavoués, qu'est ce qui peut bien faire courir ceux qui plaident en faveur des opérateurs GSM suspendus ? Depuis la suspension des opérateurs Moov et Areeba, l'affaire des GSM a pris une autre allure tout à fait politique. Les consommateurs tombent des nues et se posent mille et une questions. Ceux qui sont censés les représenter disent que le gouvernement doit reculer. Comment prétendre sauvegarder les intérêts des consommateurs et cautionner les compagnies qui leur vendent des services de piètre qualité et qui leur reviennent cher ? Equivoque qui vient d'être levée dans la mesure où les différentes compagnies d'association des consommateurs sont montées au créneau pour apporter au gouvernement un soutien indéfectible.

Un fait qui vient confirmer que l'honorable Serpos est dans la totale erreur lorsqu'il croit que son réquisitoire tient la route. On se demande alors, quelles sont les réelles motivations de ceux-là qui prennent le parti de ces opérateurs. Pourquoi se sentent-ils obligés d'avouer que c'est une idée de ses collègues d'avoir été complice, sinon auteurs de cette ridicule manne de 175 millions auxquels les premières licences ont été bradées ?

L'ex président Kérékou n'aurait-il été qu'une des malheureuses victimes de cette vaste supercherie ? Pour le moment, il ne s'agit que de questions… Auxquelles seul le temps répondra avec force et convictions.

Pour l'heure, il faut juste retenir qu'il y a un travail énorme à faire dans ce secteur, et que conscient de tout cela, le gouvernement du Docteur Boni Yayi ira jusqu'au bout pour faire triompher les intérêts des béninois qui ont tout de même le droit de communiquer à moindre coût et avec un meilleur confort.

Armel Koyè


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